Christine and the Queens « La marcheuse »

Chris la marcheuse
Chris la marcheuse

« La marcheuse » est un des titres phares du deuxième album de Christine and the Queens ou plutôt maintenant Chris (voir article sur Christine and the queens), le nouveau nom de la chanteuse. Electro et pop, une chanson dans son style. « Chris » son deuxième album est de nouveau une réussite, 4 ans après le premier (qui s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires dont le tiers dans les pays anglo-saxons !). Pari tenu.

Elle a écrit les paroles et la musique sur son ordinateur avec les outils que chacun peut avoir chez lui, même si bien entendu les enregistrements sont en studios avec des musiciens professionnels. Plus besoin d’être un super musicien aujourd’hui, pour avoir du talent en musique !

Un nouveau style

Christine and the queens
Christine and the queens

Christine and the queens  affirme un nouveau style, en ligne avec ce qu’elle dit être, en particulier pour ce qui est de ses préférences sexuelles et sentimentales, ce qui lui vaut bien des critiques. Plus masculine dans le clip de « la marcheuse » en particulier. Dans ce clip Chris ne danse pas avec ou sans un groupe, comme souvent, mais marche seule.

L’album est moins délicat ou sensible que le premier, sans doute lui aussi plus masculin.

« c’est un album qui parle beaucoup plus de désir, de choses vécues »

. Certains disent que les paroles de Christine and the Queens ne sont pas toujours faciles à comprendre. Elle écrit bien quand même. Elle le dit elle-même, elle ne regrette pas ce qu’elle écrit, car la sensibilité et la vulnérabilité qu’on met dans ce qu’on écrit, on ne les regrette pas.

Sans doute ce titre et l’album sont-ils une réponse aux critiques, une attitude combative, tant dans les paroles que dans le clip. Seule face à la « bête » qu’elle apprivoise… bon ok des suppositions mais ça colle bien avec le contexte.

Tauromachie (du grec tauros, « taureau » et makheia, « combat ») ou tauromachisme ?

Un nouveau look

Avec cet album c’est un changement de look, une nouvelle maturité ? Elle a son style qu’elle assume Chris. C’est tout à son honneur.

« Cet album parle d’émotions beaucoup plus assumées, du désir comme force de désordre ». Un album « C’est une année entière de travail, de sueur, de doute.. »

Elle aurait dit :

« Jeune fille, j’ai souffert des injonctions de la société, des définitions de la féminité par les médias. Je travaille désormais sur une féminité plus masculine (…) Sur « Chris », mon personnage s’émancipe, il a moins peur et se permet plus de choses. J’assume aussi complètement cette aptitude qui consiste à choisir moi-même mes blessures plutôt que de me les faire infliger par d’autres »

. Elle paraît sincère, dont acte.

A voir sur youtube: « La marcheuse»

Paroles de «la marcheuse»

</-blockquote>« J’vais marcher très longtemps
Et je m’en vais trouver les poings qui redessinent
J’vais chercher éhontément
Les coups portés sur moi, la violence facile

J’vais marcher tout le temps
Et je m’en vais forcer les regards agressifs
J’vais toujours au-devant
Il me tarde de trouver la violence facile,

C’est Noël en mai, j’ai rien bu
Bas de l’immeuble, t’as rien vu
Quand moi j’avance furieuse
Toute débaguée, les lèvres blêmes

Attire à moi les oiseaux
Le sang séché sur ma peau
Les gens sourient de peur

que ma maladie de boxeur se prête

J’vais marcher très longtemps

Et je m’en vais trouver les poings qui redessinent

J’vais chercher éhontément
Les coups portés sur moi, la violence facile

J’vais marcher tout le temps
Et je m’en vais forcer les regards agressifs
J’vais toujours au-devant
Il me tarde de trouver la violence facile,

C’est les idées claires que j’attends
Une mauve émerge sur la tempe
La solitude, c’est parfait
Quand ça tape il n’y a personne qui pleure

Fièvre au matin, nouvel air
J’m’en suis fait, je vais m’en défaire
Ah, la blessure c’est plus rien
J’ai connu pire, j’ai connu la honte

J’vais marcher très longtemps
Et je m’en vais trouver les poings qui redessinent
J’vais chercher éhontément
Les coups portés sur moi, la violence facile

J’vais marcher tout le temps
Et je m’en vais forcer les regards agressifs
J’vais toujours au-devant
Il me tarde de trouver la violence facile
»

Écrit par Serge Para