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Maxime Le Forestier, chanteur compositeur français

Premier album de Maxime Le Forestier
Premier album de Maxime Le Forestier

Maxime Le forestier est l’image même du chanteur compositeur français qui aura su résister au temps. Réussir n’est pas facile, mais tenir dans la durée est encore plus compliqué.

Au travers de son exemple, nous allons nous intéresser au chemin parcouru tout au long de sa carrière. Essayons de mieux comprendre comment une réussite peut se construire. Consciemment, inconsciemment, par volonté ou par chance, comment réussir dans le monde des chansons et de la musique ?. Les clés de la réussite ! S’il n’y avait qu’une clé… cela se saurait certes, pour autant voyons un peu quelles clés du succès peuvent être mises en évidence.

Les premiers pas de Maxime Le forestier

Pour être connu et percer il faut une chanson phare, du moins au début. Pour

Maxime LeForestier c’est sans aucun doute la chanson San Francisco ou disons maintenant plutôt « la maison bleue » qui sera cette chanson de référence. Mais avant d’en arriver là, il y a un chemin à parcourir.

Au début il y a la musique : Il faut sans aucun doute, commencer par s’y intéresser et l’apprendre, cette musique…

Pour Maxime Le Forestier paradoxalement, les premiers pas musicaux ont été en musique classique. Comme quoi les premiers pas ne sont pas obligatoirement à l’image des pas suivants. Solfège et violon font partie de son monde musical en compagnie de ses sœurs, Anne et Catherine. Sans doute la chanson « la petite fugue», merveilleuse de sensibilité, n’est pas étrangère à cette époque.

Les « Maîtres » de Maxime Le forestier , les auteurs compositeurs référents

Il faut aussi probablement avoir des références, des chanteurs, musiciens, compositeurs qu’on apprécie au-delà du « raisonnable ». Pour Maxime Le Forestier ce furent Bob Dylan, Joan Baez en passant par Peter, Paul and Mary notamment.

Et puis il faut se lancer ! Les premiers pas de Maxime Le forestier se font sur la scène, à 15 ans, Chez Louisette, un cabaret au cœur des Puces.

Et l’étape d’après c’est l’enregistrement. Avec sa soeur Catherine, il forment un duo : nom de scène « Cat et Maxime »  Ils enregistrent deux 45 tours pour Barclay : « Emmène-moi » (1966) et « La Ballade de nulle part » (1967).

les rencontres

Pour réussir, il faut sans doute aussi faire des rencontres. Ces relations tremplins, en reconnaissant le talent, ouvrent les portes et les contacts.

La qualité des mentors qui soutiennent les artistes sont sans aucun doute une indication du talent de celui qu’ils soutiennent !

Brassens un soutien pour maxime le forestier
Brassens un soutien pour maxime le forestier

Lors d’un spectacle, Maxime et sa soeur rencontrent Georges Moustaki, qui les autorise à reprendre quelques unes de ses chansons. Cat et Maxime commencent alors à graviter dans le «  milieu » des artistes connus de ce temps.

Ainsi, Le Forestier fait ses premiers pas en solo dans l’ombre de Georges Brassens, son mentor. Une autre Georges l’adopte, Moustaki. Serge Reggiani en fait de même.

Il faut probablement aussi s’entourer de bons musiciens. Pour Maxime Le Forestier il s’agit notamment de Alain Le Douarin, Patrice Caratini, Manu Galvin

Bien entendu quand il s’agit de chansons françaises, les paroles sont déterminantes. Savoir écrire est nécessaire, mais il est au moins autant nécessaire de s’entourer de femmes ou d’hommes de plumes. Ainsi, pour Le Forestier, Jean-Pierre Kernoa lui écrit les paroles de « La rouille », de « Fontenay-aux-roses » ou encore d’  « Education sentimentale ».

 

Les premiers spectacles et festivals de Maxime Leforestier.

Mais pour aller au delà, il faut réussir à trouver ces spectacles et concerts, qui contribuent à lancer une carrière. Évidemment, ceci était plus particulièrement vrai dans les années où internet n’existait pas ! le show télévisé n’était pas de rigueur. Le spectacle était clairement une clé pour la réussite. Encore fallait-il assurer et montrer un réel talent !

Pour être dans un spectacle offrant de réelles opportunités, il faut sans aucun doute un peu de hasard ou de circonstances inattendues. En 1971, Catherine et Maxime à la guitare, remportent un concours de chant au Festival de Spa en Belgique. L’année suivante, Catherine doit se produire sur cette scène, elle fait faux bon et…. Maxime Leforestier la remplace au pied levé. Il lance alors sa carrière solo !

Le succès dans la durée

Maxime Le Forestier en concert
Maxime Le Forestier en concert

Tenir, tenir ! Sans aucun doute, une forme d’obsession pour de nombreux artistes. Car après les premiers succès il faut durer.

Maxime le forestier : un chanteur engagé

Maxime le Forestier est alors plutôt classé dans les chanteurs compositeurs de gauche. Un positionnement qui est très affirmé dans les années 70. En 1973 il sort un album (Le Steak…) dont la misère est un des thèmes très présent. Le disque est un succès, il se produit alors à l’Olympia, puis fait une tournée d’ampleur à travers la France.

S’engager fait aussi partie des marques de fabrique des chansons françaises « à sens »  et des compositeurs qui souhaitent dire ou dénoncer. Pour Maxime le Forestier c’est par exemple en 1969 « Parachutiste ». C’est un pamphlet anti-militariste repris plus tard par Joan Baez lors d’une Fête de l’Humanité.

Avoir un engagement n’est sans doute pas nécessaire. Mais écrire des chansons engagées aide probablement à asseoir une crédibilité de fond. On dépasse ainsi un succès passager, de mode ou de circonstance.

L’album suivant connaît un succès plus mitigé. Maxime Leforestier fait évoluer ses chansons vers moins d’engagement et plus de nuances. Le chemin comme nous le disions précédemment, est fait de remises en cause, de périodes de doutes et de diminution de notoriété.

Evoluer et rebondir. Suivent alors plusieurs albums qui lui permettent de se relancer. C’est le cas de celui de 1979 dans lequel il reprend des chansons de Georges Brassens.

Maxime le Forestier n’abandonne pas pour autant ses engagements, moins politiques mais tout autant réels. Les sujets sont plus plus de ce temps : solidarité, enfants de pays pauvres etc.

La traversée du désert de Maxime Le Forestier

Pour autant, cette décennie 80 n’est pas simple pour lui. Son influence diminue, ses compositions marquent le pas. Ce n’est pas une tentative d’aller vers d’autres formes de musiques plus électroniques qui le relancent.

Son public ne le suit pas vraiment alors.

Son retour vers ses débuts – l’intimité d’une guitare de chansons à textes – l’aide à repartir, un peu. Les choses avancent cependant difficilement. Tenir en vieillissant, n’est pas simple.

Changer de tout au tout de style est rarement la solution.

Rester sur le même style peut conduire à être classé dans les « has been » ! Pas facile…

Alors on écrit aussi pour les autres (pour Julien Clerc par exemple)

Maxime Le forestier: le retour

C’est en 1987 que le succès revient clairement avec une évolution de style en phase avec son temps, plus pop ou plutôt variété Mais Maxime le Forestier ne renonce cependant pas à ses fondamentaux. « né quelque part » à la fin des années 80 le relance. La mode est aussi à la reprise de musiques du monde , africaines en particulier, « ambalaba» est dans cette mouvance.

Vient ensuite « Passer ma route » en 1994, qui complète ainsi un changement de style encré dans son époque. Ce titre donne l’occasion à Maxime le Forestier, de revenir parmi les chanteurs francais connus et reconnus. La chanson est primée aux Victoires de la musique.

Plusieurs albums suivent alors durant les années 2000, parfois en association avec d’autres artistes (comme Francis Lalanne par ex) ou encore par des reprises des chansons de Georges Brassens.

Explorer d’autres voies fait aussi partie du chemin pour garder sa place dans le monde musical. Il compose les chansons d’un spectacle musical en 2004.

Un nouvel album de Maxime le Forestier « restons amants » en 2008 est suivi d’une tournée qui connaît le succès.

Décliner le retour au passé et au futur

Au début des années 2010, il retourne sur les traces du début. A San Francisco, une plaque commémorative est apposée sur la « maison bleue ». Elle rappelle que cette chanson a connu un succès extraordinaire. Elle fait partie de ces chansons francaises qui auront marqué une génération entière. Elle aura aussi accompagné les générations suivantes : c’est sans aucun doute cela le vrai succès musical !

L’album du début est alors réédité.

Un nouvel album sort en 2013. « Le Cadeau« , qu’il réalise, implique d’autres chanteurs et compositeurs. C’est un album plus proche de son public historique, plus proche aussi du Maxime Le Forestier intimiste. Il s’agit d’une forme de retour aux sources. Ceci illustre le fait que finalement, la réussite, pour durer, à besoin de renouvellement. Elle ne doit cependant en aucun cas perdre les repères …

et toujours plus loin… concerts, tournées et nouvel album. En 2019 Maxime Le Forestier nous revient avec  « Les Filles amoureuses« , et son nouvel album « Paraître ou ne pas être« , c’est ça le talent, durer et toujours être au sommet !

Bravo Maxime !

Écrit par Serge Para

ma chanson française

 

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